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citations Marivaux

Posté par gambaggio le 14 février 2013

 citations extraites des fausses confidences

LA PAROLE MANIPULATRICE :

I, 2

DUBOIS __ Oh ! vous m’impatientez avec vos terreurs : Oh que diantre ! un peu de confiance ; vous réussirez, vous dis-je. Je m’en charge, je le veux, je l’ai mis là ; nous sommes convenus de toutes nos actions ; toutes nos mesures sont prises ; je connais l’humeur de ma maîtresse, je sais votre mérite, je sais mes talents, je vous conduis, et on vous aimera, toute raisonnable qu’on est ; on vous épousera, toute fière qu’on est, et on vous enrichira, tout ruiné que vous êtes, entendez-vous ? Fierté, raison et richesse, il faudra que tout se rende. Quand l’amour parle, il est le maître, et il parlera :

 

I,14

DUBOIS __ Ah ! vous m’excuserez ; pour ce qui est de l’objet, il n’y a rien à dire. Malepeste ! sa folie est de bon goût.
ARAMINTE __ N’importe, je veux le congédier. Est-ce que tu la connais, cette personne ?
DUBOIS __ J’ai l’honneur de la voir tous les jours ; c’est vous, Madame.
ARAMINTE __ Moi, dis-tu ?
DUBOIS __ Il vous adore ; il y a six mois qu’il n’en vit point, qu’il donnerait sa vie pour avoir le plaisir de vous contempler un instant. Vous avez dû voir qu’il a l’air enchanté quand il vous parle.

 

LA PAROLE QUI TRAHIT LE SUBCONSCIENT

 

I, 6

ARAMINTE __ Je n’ai pas de peine à le croire : il a tout l’air de le mériter. Mais, Marton, il a si bonne mine pour un intendant, que je me fais quelque scrupule de le prendre ; n’en dira-t-on rien ?

II, 12

ARAMINTE __ Attends : comment faire ? Si lorsqu’il me parle il me mettait en droit de me plaindre de lui ; mais il ne lui échappe rien ; je ne sais de son amour que ce que tu m’en dis ; et je ne suis pas assez fondée pour le renvoyer ; il est vrai qu’il me fâcherait s’il parlait ; mais il serait à propos qu’il me fâchât.

 

(ajouter les stratégies de fuite d’Araminte cf. cours)

LA DIVULGATION PAR LA PAROLE LA QUETE DU SILENCE

I, 15

ARAMINTEun moment seule __ La vérité est que voici une confidence dont je me serais bien passée moi-même.

II, 12

Araminte «Tu es bien imprudent, Dubois, bien indiscret; moi qui ai si bonne opinion de toi, tu n’as guère d’attention pour ce que je te dis. Je t’avais recommandé de te taire sur le chapitre de Dorante [...] et tu me l’avais promis: pourquoi donc avoir prise, sur ce misérable tableau, avec un sot qui fait un vacarme épouvantable, et qui vient ici tenir des discours tous propres à donner des idées que je serais au désespoir qu’on eût? »

III , 9

ARAMINTE __ Allez, malheureux ! il fallait m’obéir ; je vous avais dit de ne plus vous en mêler ; vous m’avez jetée dans tous les désagréments que je voulais éviter. C’est vous qui avez répandu tous les soupçons qu’on a eus sur son compte, et ce n’est pas par attachement pour moi que vous m’avez appris qu’il m’aimait ; ce n’est que par le plaisir de faire du mal. Il m’importait peu d’en être instruite, c’est un amour que je n’aurais jamais su, et je le trouve bien malheureux d’avoir eu affaire à vous, lui qui a été votre maître, qui vous affectionnait, qui vous a bien traité, qui vient, tout récemment encore, de vous prier à genoux de lui garder le secret. Vous l’assassinez, vous me trahissez moi-même. Il faut que vous soyez capable de tout, que je ne vous voie jamais, et point de réplique.

 

Obstacle sociaux à l’amour

II, 15 Dorante :« Son état est bien au-dessus du mien. Mon respect me condamne au silence; et je mourrai du moins sans avoir eu le malheur de lui déplaire »

Publié dans archives 2012-2013 | Pas de Commentaire »

 

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